Votre agence tourne avec vous. Si vous vous arrêtez six mois, combien tombe sur votre compte ?
La CAVAMAC ne verse aucune indemnité journalière. Elle est l’un des rares régimes de notre comparatif à ouvrir un droit dès 33 % d’invalidité, mais elle ne verse rien tant que vous n’avez pas cessé toute activité professionnelle rémunérée.
Votre couverture se joue en trois temps. Voici lesquels, et où elle s’arrête. Terme technique : indemnités journalières.
Le régime invalidité-décès de la CAVAMAC ne couvre que l’invalidité et le décès. Il ne verse aucune indemnité journalière. Seule la CPAM intervient, du 4ᵉ au 90ᵉ jour d’arrêt. Durée : aucune indemnité journalière n’est versée au-delà. L’indemnité de la CPAM vaut 1/730ᵉ de la moyenne de vos revenus des trois années civiles précédentes, plafonnée à trois fois le plafond de la Sécurité sociale pour les professions libérales (article D. 622-7 du code de la sécurité sociale).
Les pourcentages parlent peu. Les euros, beaucoup plus.
Ce que le régime obligatoire verse, jour par jour.
L’arrêt de travail est temporaire. L’invalidité, non. Et ici, une condition commande tout le reste. Terme technique : pension d’invalidité.
Vous êtes invalide entre 33 % et 66 %
l’un des rares régimes de ce comparatif à ouvrir un droit dès 33 % · la pension vaut une fois et demie votre taux · minimum 12 245 à 24 491 €/an selon le taux · la cessation totale d’activité reste exigée
Vous ne pouvez plus exercer du tout
25 % de vos commissions, soit 7 292 €/mois · minimum 24 738 €/an · assiette plafonnée à 625 777 €
Vous continuez d’exercer, même à temps partiel
le versement est subordonné à la cessation de toute activité professionnelle rémunérée, de quelque nature qu’elle soit
La base de calcul. La pension se calcule sur la totalité des commissions et rémunérations brutes de l’exercice précédent, ou sur la moyenne des trois dernières années si elle vous est plus favorable, dans la limite de 625 777 €. Le piège du capital : en cas d’invalidité absolue et définitive avec assistance d’une tierce personne, la caisse verse un capital de 50 % de cette base, 175 000 € dans notre exemple, avec un minimum de 49 476 €. Ce versement met définitivement fin à la garantie décès.
Un capital versé une fois, ce n’est pas un revenu. La différence se compte en années. Terme technique : capital décès.
Ce que touche votre conjoint, votre pacsé ou vos enfants
50 % de la base · minimum 49 476 € · doublé si le décès est consécutif à un accident, la preuve étant à la charge du bénéficiaire
Ce que touche tout autre bénéficiaire
25 % de la base · minimum 24 738 € · un frère, un parent ou un tiers désigné touche la moitié
Un revenu pour votre époux
minimum 7 421,40 €/an en 2026 · versée par PRAGA, pas par la CAVAMAC · réservée à l’époux, ni le pacsé ni le concubin
Un revenu pour vos enfants
selon l’âge · jusqu’à 21 ans, 25 ans en cas d’études · versée par PRAGA, pas par la CAVAMAC
Une précision qui compte. Ces deux rentes ne viennent pas de votre régime obligatoire : elles viennent de PRAGA, l’association de branche à laquelle votre traité de nomination vous affilie obligatoirement. Vous les avez, mais elles ne dépendent ni des mêmes règles ni des mêmes bénéficiaires, et leur gestion est assurée par AXA France Vie, en qualité de représentant des co-assureurs. La retraite complémentaire prévoit par ailleurs une réversion de 60 % des points, pour un conjoint d’au moins 65 ans marié depuis deux ans au moins : c’est une pension de retraite, pas une garantie de prévoyance, elle ne répond pas au décès d’un actif de 45 ans.
Ce que votre régime obligatoire ne prend pas en charge, noir sur blanc.
On reprend vos chiffres réels : commissions, revenu, charges de structure, situation familiale, contrat existant, et on calcule ensemble ce qui rentrerait si vous vous arrêtiez demain. Trente minutes, sans engagement.
Chaque métier a sa caisse, et chaque caisse ses propres trous.
Comprendre, comparer, calculer.
Expert en protection sociale et patrimoniale des indépendants et des dirigeants. Basé à Lyon.
Montants en vigueur en 2026, issus des documents publiés par les caisses (voir sources). Ils sont donnés à titre indicatif et ne constituent pas un engagement contractuel. Seuls les règlements des régimes obligatoires et les conditions générales des contrats font foi.
Finisense · Courtier en assurances, immatriculé à l’ORIAS. Document à caractère informatif. © 2026